
Nous sommes le 14 avril 2016, nous devons libérer notre place au « Kalbarri Tudor Holiday Park » pour 10h. Chaque enfant a leur gourde d’eau remplie à côté de leur siège auto et leur sac à dos avec leurs jouets. Ils disent au revoir depuis la fenêtre du mobile home à leurs petits copains de la veille. Nous avons eu une bonne expérience dans ce parc, les toilettes/douches étaient propres et les autres installations faciles d’accès et bien entretenues. Les enfants ont beaucoup apprécié la piscine et la place de jeux.
Avant de partir de Kalbarri, nous faisons le plein d’essence et achetons un bidon de 10l d’eau à la station essence. Nous remplissons également le frigo avec de quoi manger jusqu’à demain matin. Nous avons 3h30 de route pour arriver à notre prochaine destination.
Il fait sec et chaud, on met la climatisation et la musique dans le mobile home à coin ! Il n’y aura pas beaucoup de signe de civilisation entre Kalbarri et Nanga Bay.
Après 160 km et 1h45 sur la route a ne rien voir d’autre que des plaines arides, nous stoppons sur l’aire de repos « Nerren Nerren » pour dîner. Quand je dis « aire de repos », ne vous imaginez pas la station essence avec kiosks et place de jeux. On en est bien loin ! Nous n’avons pas eu de réception téléphonique depuis 120 km.
Avant d’entrer au toilette, je pousse la porte gentiment pour voir s’il y a des serpents, araignées ou autres bêtes, oui car les toilettes ne sont pas fermées, il y a une ouverture au niveau du plafond. Je me garde bien de le dire aux enfants. Ils me demandent pourquoi je regarde partout avant d’entrer et pourquoi ça pue autant !! Lexie refuse de faire ses besoins dans les toilettes publiques depuis Nerren Nerren, elle pointe du doigt et dit qu’il y a des bêtes partout sur la cuvette. On n’insiste pas, elle fera pipi dans le mobile home. C’est papa qui est de corvée pour les toilettes chimiques 😉
Je prépare vite des sandwichs qu’on dévore assez vite, on ne va pas faire long car il fait 36C et le frigo n’a pas une grande autonomie lorsque le moteur est éteint.
Sur la route, quelque part entre Kalbarri et Nerren Nerren.
Nous nous trouvons dans une partie isolée de l’Australie occidentale, lorsque nous voyons une station services (Roadhouse comme les australiens les appellent), nous nous arrêtons car il n’y aura rien d’autre pendant des kilomètres.





Après 1 heure de route, nous arrivons à Nanga Bay Resort où nous devons rester 2 nuits. La première impression que nous avons eu lorsque nous sommes entrés dans l’enceinte du parc n’a pas été très positive. Il est loin de ressembler aux photos sur leur site internet. La place de jeux n’est pas en bon état et est loin du centre du parc et l’eau de la piscine est verte !Je m’annonce à la réception qui est tout sauf propre et organisée, le responsable me donne un plan et me laisse choisir une place pour notre mobile home car il est pratiquement vide (ça ne m’inspire pas confiance du tout). Il m’informe qu’il n’y a aucune connexion internet ni réseau téléphonique et que l’eau du robinet n’est pas potable. Heureusement que nous avions rempli le réservoir d’eau du mobile home et acheté un gros bidon d’eau à Kalbarri.
Nous sommes à 50 km du parc de camping le plus proche donc pour aujourd’hui, nous sommes coincés ici. Ce parc a comme un air de « Wolf Creek », j’en ai des frissons. Avez-vous déjà vu le film Wolf Creek ? Si vous vous apprêtez à faire un voyage dans une zone reculée d’Australie, ne le visionnez pas 😉
Il y a une cabine téléphonique à côté de la réception qui fonctionne avec de la monnaie, on appelle mes beaux-parents pour les avertir que nous sommes bien arrivés (ça faisait des années que je ne m’étais pas servie d’un téléphone publique lol).
C’est dommage que les propriétaires n’aient pas fait d’effort pour entretenir ses infrastructures car sincèrement c’est un endroit magnifique. A mon avis, les photos sur leur site internet ont été prises il y a 20 ans.







Le soleil commence à se coucher, on se dépêche alors de préparer nos affaires pour la douche. J’avoue j’appréhende de voir l’état des toilettes/douches. Le carrelage qui était blanc à la base est couvert de terre orange/rouge à cause de l’eau du puit. Il y a un trou d’environ 5 cm de diamètre sans grille par terre pour l’évacuation de l’eau qui doit être un peu bouché car l’eau orangeâtre s’accumule au fond de la douche. Lexie a peur de prendre la douche, Lana, elle, pose pleins de questions du pourquoi du comment de l’état de la douche et de l’eau… et moi qui n’ait qu’une envie, partir d’ici !!!
Ce soir au menu, steak accompagné de riz, salade de tomates, concombres et carottes. Nous couchons les enfants vers 21h et profitons pour ouvrir une bouteille de vin et de nous installer dehors pour savourer le silence qui règne dans le parc et contempler les milliers d’étoiles qui nous illuminent. Malgré notre déception et inquiétude, on se délecte de cette coupure avec le reste du monde, on lâche prise et on profite du moment présent. Le silence qui nous entoure donne place à de longues conversations ininterrompues par un coup de fils ou un message !
Le lendemain, nous partons très tôt pour ne pas manquer notre rencontre avec les dauphins de Monkey Mia.
Nous savons que les dauphins viennent vers la plage dès l’aurore et que la première séance de nourrissage a lieu vers 7h45. Il y a entre 2 ou 3 séances tous les matins suivant la faim des dauphins 😉 Nous avons 1h de route (80 km) à parcourir jusqu’à Monkey Mia. Il est passé 8h lorsque nous arrivons et je croise les doigts pour que les dauphins soient encore là, je ne voudrais surtout pas que les enfants ratent cet événement.
On court vers la plage, on croise 2 émus qui se promènent sur la pelouse du café du « resort » au passage et on voit un groupe de personnes alignées au bord de l’eau. Le rituel du nourrissage vient de débuter. Les dauphins s’amusent tout proche de nous et se dirigent vers l’animatrice et les touristes bénévoles qui viennent de rentrer dans l’eau avec les seaux de poissons à la main.
Pendant que les dauphins défilent sous nos yeux, une animatrice nous raconte l’histoire de Monkey Mia et nous explique le mode de vie de ces dauphins. Ils nagent, s’amusent et glissent dans l’eau juste à nos pieds, en attendant que l’animatrice finisse son histoire pour pouvoir déjeuner.
Le moment tant attendu arrive, les bénévoles choisissent des personnes au hasard dans le public pour donner un poisson à un dauphin. Dommage, nous n’avons pas été sélectionnés malgré l’insistance de Lucas lol Ce n’est pas grave, assister à ce magnifique spectacle nous suffit. Aujourd’hui, 4 femelles ont été nourries. L’animatrice rappelle qu’il est bien évidemment interdit de toucher les dauphins.
Les dauphins sont nourris sous la stricte supervision du Département des parcs et des agents de la faune en petite quantité afin qu’ils continuent à se comporter et chasser naturellement et enseigner à leur progéniture les techniques de survie.








Nous passons la matinée à Monkey Mia et profitons d’appeler un parc de camping à Denham pour savoir s’ils ont de la disponibilité. Yes, c’est le cas, on va pouvoir rester dans la région de Denham (réputé pour ses perles). Denham est un village d’environ 600 personnes qui se situe à 30 km de Monkey Mia. On y trouve divers commerces de la pharmacie à la boulangerie, ça tombe bien car on doit remplir notre frigo.
Le décor change à Denham au « Blue Daulphin » Caravan Park par rapport à Nanga Bay Resort. Nous nous y sentons plus à l’aise et la vue est spectaculaire 🙂 Les installations sont très bien entretenues, la buanderie est impeccable, j’en profite pour faire la lessive.
L’après-midi, on part explorer la région, nous voulons visiter « Shell Beach » qui pour moi est la plage la plus belle que j’ai visitée jusqu’à aujourd’hui pour ses diverses particularités.
Cette plage pittoresque est composée de millions de minuscules coquilles qui pénètrent jusqu’à 10 mètres de profondeur. Les coquilles étaient autrefois utilisées pour construire les murs des bureaux de bâtiments dans la région, dont certains peuvent encore être vus aujourd’hui. L’océan à Shell Beach est d’un bleu intense. Son eau cristalline est 2.5 x plus salée que celle d’une plage normale.
Nous sommes éblouis par la blancheur des coquilles, les enfants n’avaient qu’une envie, c’était de plonger dans les coquilles pour Lana et de tous les ramener dans le mobile home pour Lucas lol Il fait très chaud, on va directement se rafraîchir dans l’eau. On remarque qu’on flotte plus facilement et que le salé colle à la peau. Nous avons pris nos masques et tubas pour explorer le fond marin. Mon mari et Lana ont pu voir une raie ! Nous avons passé 2 bonnes heures à Shell Beach, nous aurions pu y rester toute une journée si nous avions le temps. Nous rentrons au camping avec des étoiles plein les yeux. Demain, nous partons pour une nouvelle destination.


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